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31.01.2008

Les douze travaux de la Gémellaire! partie 1

Il me fait rire Hercule et ses douze pauvres travaux. Car attendre des jumeaux est certainement bien plus héroïque que de récurer les écuries d’Augias ou vaincre l’hydre de Lerne… pff quel amateur!

Bientôt sur vos écran un nouveau péplum de taille (sans mauvais jeu de mot), vos neuf mois (enfin plutôt huit et c’est déjà du sport).

Première tâche : Vaincre l’ogresse ! L’ogresse c’est vous, car depuis que vous attendez J1 et J2, voilà que votre appétit à décupler. Vous voici Princesse Fiona après « shrekisation ». Alors évidement votre gynécologue préféré vous l’a dit et redit « attention à ne pas prendre trop de poids ! ». Plus facile à dire qu’à faire, quand votre seul rêve est de dévorer des plâtrées de gnocchis au fromage ! Tous les matins c’est le même rituel, vous la regardez droit dans les yeux, votre ennemi numéro un : La Balance ! Et c’est donc avec un mental d’acier que vous tenter de lutter à l’appel des glaces au chocolat, des gâteaux, et autres gourmandises. Et c’est les yeux pleins de culpabilité que vous dites « euh ben faut bien les nourrir ces petits !!! »

Seconde tâche : A la recherche de Morphée ! Depuis quelque temps elle à quitter votre lit. Les nuits blanches se succèdent. Les raisons en sont multiples : peur d’accoucher et autres tracasseries d’ordre psychique. Puis c’est votre superbe embonpoint qui vous empêche de la retrouver la Morphée. Bon courage, elle n’est pas facile à capturer !

Troisième tâche : Vaincre la douleur ! Elle sera votre pire cauchemar durant ces prochains mois. Prenant diverse formes (de la sciatique, aux douleurs lombaires..), bref la petite est perfide, elle s’immisce là où elle peut, et surtout quand elle veut, souvent du jour au lendemain. Vigilence!

Quatrième tâche : La quête du mental d’acier. La « zenitude » est votre nouveau leitmotiv. Et il va vous en falloir pour ne pas trucider les gens qui vous demanderont : « c’est pour bientôt le bébé ? » alors que vous ne serez enceinte que de 4 mois !!!  Quand vos copines vous compareront au bibendum, à une énorme bonbonne et autre zeppelin… Zen je vous dis… soyons zen !!!

Cinquième tâche : La bosse des maths. Résoudre l’équation 1+1=4, et autre quadrature du  cercle familiale deviendra votre nouveau passe-temps. Les enfants vont bientôt prendre le pouvoir, et vous et votre moitié devrez trouver votre place… des contraintes matérielles, à savoir qui se lèvera les nuits pairs ou les nuits impairs ! Vos capacités de mathématicienne vont être misent à rude épreuve.

Sixième tâche : Eviter l’immonde MAP ! Cette créature entre en scène généralement vers le 6è mois, au moment où vous ne vous y attendiez pas ! Soyez donc aux aguets, ayez l’ « unagi » (cf : friends épisode 17 saison 6). Elle sera difficile à vaincre mais vous pourrez compter sur vos partenaires et nouveaux amis de l’hôpital. Et longue vie à la tocolyse!

 

                                             Entracte (et faut pas en profiter pour aller vider le frigo!!!)

30.01.2008

Astérix et Obélix ou Marine et Marinette (le retour!)

J'ai supprimé mon premier sujet, et celui-ci, annule et remplace... 

 

A quel dilemme une fois de plus, avoir des jumeaux ce n’est pas de tout repos. Parce  que oui, il va falloir choisir deux prénoms. Déjà qu’un seul, c’est parfois un casse tête, entre se mettre d’accord avec le papa (ce qui honnêtement demande le plus de sang froid), trouver des prénoms qui s’intègre avec le nom de famille, le restant de la fratrie (si il y a déjà des frères et sœurs)… bref commence alors un long processus.

Après des heures de brainstorming jusqu'à pas d’heure avec votre cher et tendre, après avoir arraché vos cheveux, après avoir fait des dizaines de listes, épluché les sites de prénoms… enfin, comme le saint Graal entre vos mains, vous avez trouvé !!!!! Youpi ! Mais voilà, les prénoms que vous avez choisis se ressemblent. Et là stupeur, et horreur en parcourant votre ouvrage dédié aux jumeaux : « il ne faut pas donner à ses enfants des prénoms ayant des consonances proches etc. etc »… Que faire me direz-vous ? Pas facile. Je serais tentée de dire que les prénoms parfaits sont ceux que vous aurez choisi parce qu’ils vous plaisent (à tous les deux), et surtout vous aurez à les employer très souvent durant les prochaines années, alors autant qu’ils sonnent bien à votre oreille.

Un autre conseil, n’écoutez que votre cœur et votre instinct, ça vaut pour ça, mais aussi pour tout ce qui entoure votre enfant. C’est votre grossesse, votre bébé… alors les gens qui viennent mettre leur gros grain de sel, vous leur dites bye bye, y compris les supers psys, et les supers spécialistes sur le sujet. Ils n’ont pas toujours raisons. Et heureusement, parce que sinon on aurait une flopée d’enfants pré formatés. Bonjour le cauchemar !  

C’est vrai  que normalement pour que les enfants, puissent s’individualiser cela passe par une individualisation des prénoms. Bref, toute une belle théorie. Mais l’individualisation des enfants, passe d’abord par une manière de les élever. Et je ne pense pas qu’avoir des prénoms qui se ressemblent nuise vraiment à ce processus. Tout est dans la manière dont les parents vont aborder la gémellité de leurs enfants.

Prénoms à éviter pour vos futurs enfants : Obélix et Astérix (le pire c’est que l’état l’accepte, je vous jure c’est pas une blague), Tribord et Babord (alors ça y a des parents qu’on essayé, bien ils ont été refusés, ouf !), Placid et Muzo, J1 et J2 (c’est comme ça que les médecins nomment les bébés in-utéro, c’est conceptuel mais à éviter quand même). Bernard et Bianca (un peu trop disneyisant), Tristan et Iseult (un peu trop dramatique, dans le même tonneau Roméo et Juliette), Pif et Hercule, Boule et Bill, Aglaée et Sidonie (pour les nostalgiques), Johnny et Hallyday (pour les fans insatiables). Bon allez j’arrête là, mais si vous en avez d’autres, laissez les moi en commentaires !

 

Il y a des jumeaux dans vore famille????

Une question une fois encore récurrente: "euh il y a des jumeaux dans votre famille?". Comme si il fallait absolument trouver l'origine de cette malédiction (c'est souvent comme ça que l'évènement est perçue). Alors aujourd'hui je vais vous compter une légende!

 

Il était une fois un homme et une femme: Charles et Marthe...

 Qui sont ces gens ? Tout simplement mes grands parents. Il est fort probable qu’ils soient à l’origine de la naissance des mes garçons. Je m’explique. Une légende familiale dit que ma grand-mère aurait eu des jumelles mortes nées dans les années 40, peut être début 50. Seules quelques unes de mes tantes et ma mère auraient entendu cette histoire. Malheureusement ma grand-mère et mon grand père ont disparu il y a près de 15 ans maintenant ; et il est difficile d’en savoir plus. Cependant, j’ai envie de croire à cette histoire. Car ma grand-mère occupe une place importante dans ma vie. C’est à elle que je pense chaque jour, lorsque je me trouve face à mes quatre enfants. Car elle, elle en a eu quatorze, oui vous lisez bien, quatorze enfants, survivants. Ma mère est le douzième de cette étonnante fratrie. Si je vous parle d’elle aujourd’hui, c’est pour lui rendre hommage. Alors bien sur, je m’égare un peu de mon sujet, même si nous y touchons un peu. Je dois vous dire qu’elle a tellement été présente dans mon esprit durant cette grossesse particulière que j’ai donné en deuxième prénom à mes fils, Charles et Martin (j’ai masculinisé Marthe). Et je dois vous faire une confidence, lorsque j’ai su que j’attendais des jumeaux, j’ai espéré avoir des filles. Je voulais faire comme elle, mais là où elle avait connu le deuil, moi je voulais la vie. Je voulais prendre comme une revanche sur la mort. Lorsque le 31 Avril 2007, j’ai su que j’attendais des garçons, j’ai été comme déçue…

Et puis finalement ce n’est pas si mal que ça, ma vie est une autre vie que celle de Marthe, c’est ma vie. Elle et moi nous avons un point commun, c’est d’avoir eu la chance de mettre au monde des enfants, c’est déjà  un superbe cadeau. Bon je ne pense pas avoir quatorze enfants à mon tour, cela me semble honnêtement difficile à notre époque. Il existe pourtant des familles très nombreuses en France, et je félicite ces femmes qui osent faire tant enfants. Elles ont mon respect. Tout comme je respecte toujours cette immense femme qu’était ma grand-mère. J’aurais aimé partagé mes grossesses avec elle, j’aurais tant aimé qu’elle me raconte chacun de ses accouchements… j’aurais voulu tout savoir. Seulement je me suis contenté d’imaginer. J'ai donné à Marthe une seconde vie, j'ai réinventé sa vie. J'en ai fait un mythe, mon mythe, et c'est cette  histoire que je raconterai à mes enfants!

 

C'est ainsi que le 21 juillet 2007, un double miracle s'est produit. Et autour de moi il y avait plus qu'une dizaine personnes, il y avait surtout le souvenir d'une femme et d'un homme.

29.01.2008

Pomme ridée et zombie

Non ce n’est pas le prochain film de Georges Lucas, mais vous! Pourquoi ? me direz vous, vous ne voyez  pas le rapport ? Non vraiment. Eh bien c’est ce à quoi vous ressemblerez après avoir accouché de jumeaux. Je m’explique.

Une fois que vos petits auront quitté votre nid douillet, votre superbe ventre rond, va se retrouver superbement vide. Et ne vous leurrez pas, vous ne couperez pas aux vergetures (ah les vilaines !). Et peu à peu, votre ventre perd de sa rondeur et la peau s’affaisse comme un vieux soufflé. C’est ridé c’est fripé, ça ressemble à Henri Salvador, oui c’est bien votre ventre ! D’où la veille pomme.  Evidement dans les premiers temps, vous vous laisserez submergé par la déprime de cette image presque risible de votre abdomen. Ah comme il est loin le temps où vous arboriez fièrement un ventre plat et lisse. Pas de panique, les solutions existent ! Non laissez tomber les crèmes miracles, elles ne pourront rien pour vous sauf vous perdre de l’argent. Mais tournez vous plutôt vers votre pote le chirurgien esthétique. En effet la Secu prend en charge ce type d’intervention sous réserve que votre dossier soit validé. Plusieurs options, selon l’état vous pourrez juste retirer la peau en trop, mais vous pouvez aller jusqu’à l’abdoplastie totale. Je vous laisse le soin de surfer sur le web pour chercher les infos. Tout ce que je sais c’est que cette opération est très lourde  et nécessite des soins très lourds après opération. Une fois que l'on sait ça, c'est en toute connaissance de cause que vous accepterez ou non d'y avoir recour.

Bref comme vous le voyez tout n’est pas perdu !

Quant au zombie, c’est votre tête ! Après huit mois de grossesse plutôt difficile, où sérieusement les deux derniers mois, les nuits étaient pénibles, entre coupées de contractions, et de gênes occasionnées par votre incroyable poche ventral. Voici que vos petits anges ont quitté le chaud et insonorisé utérus, pour la vie aérienne, et lorsque vous passez vos nuits à donner à manger à deux bébés… arf vous  ne rêver que d’une chose du jour ou plutôt de la nuit ou ils feront la leur. En attendant vous enchaînez, jours et nuits, tétées et changements de couches, à un rythme d’usine- d’ailleurs c’est le moment d’acheter des parts chez Pampers, les actions n’ont jamais été aussi haute que depuis la naissance de vos bidouilles- Petit à petit, la fatigue s’accumule et un beau matin, en vous voyant dans le miroir, vous riez de ce panda aux cernes noires, mais attendez, c’est pas un panda, c’est votre reflet ! Vous ressemblez à Michael Jackson après une bonne cuite. Bref vous faite peur ! Limite, envoyez votre photo pour le prochain Star Wars, il y a des chances que vous soyez retenue, pas besoin de beaucoup de maquillage, vous avez l’air effrayant, chez vous c’est naturel !

Bon, je rigole, et j’exagère un peu. Heureusement, ceci ne dure qu’un moment, après lorsque vos bébés feront leur nuit, vous rattraperez vos 1587 heures de sommeil en retard, et peu à peu vous reprendrez forme humaine ! Si si, je vous jure. En attendant offrez vous une bonne paire de lunettes noires, et investissez dans un camion citerne d’anti-cerne, histoire de cacher la misère!

28.01.2008

Ben, ils se sont pas habillés pareils???

Ah les jumeaux habillés pareils, c’est l’image d’Épinal par excellence! Lorsque mes petits sont nés j’ai été assailli de cadeaux, et notamment de vêtements. Et surprise! tous le monde m’a offert des vêtements identiques ! J’ai mis au monde des clones ? Songeais-je chaque jour en ouvrant mes paquets. Parfois les vêtements étaient les mêmes mais déclinés dans des couleurs différentes, mais bien souvent j’avais le droit à des tenues rigoureusement  identiques. Comme quoi dans l’inconscient des gens, jumeaux riment avec petits clones. Pourtant nous sommes aux 21é siècle ? Certaines choses semblent donc immuables. Continuons, je me promène très souvent (avec mon char d’assaut modèle première guerre mondiale cf : le choix de la poussette), et comme souvent on m’arrête dans la rue : « Oh des jumeaux ! », vous commencez à connaître le refrain. Et là, souvent on me dit « oh c’est une fille et un garçon ? » « Euh non, deux garçons ! » « Ah bon, mais ils ne sont pas habillés pareils ! » « ben non ! » « Oh moi si j’avais eu des jumeaux je les aurais habillés pareils ! »  « Pas moi. » Fin de la discussion. Effectivement Camille a une combinaison blanche et Paul-Adrien une combinaison bleue. C’est édifiant de voir à quel point les gens sont attachés à ce genre de détail. Des jumeaux doivent être i-den-ti-que. C’est comme ça. Enfin dans la tête des gens, pas dans la mienne. Alors je m’amuse de la situation. On me l’a encore dit, pas plus tard qu’hier. Et quelque chose me dit que je n’ai pas fini de l’entendre.

 

 

Personnellement, ce qui me choque ce sont les jumeaux qui se vêtissent de la même manière une fois ados, voire adultes. Je me souviens dans mon lycée il y avait un couple gémellaire de sexe masculin, qui non seulement avaient le toupet de se ressembler au bouton d’acné près, mais en plus portaient les même fringues, même chaussures, et même sac sur le dos bien sur. Ils marchaient au pas, sérieux on aurait pu penser à un mauvais épisode de la troisième dimension. Sérieux ça faisait peur. Je n’ai pas envie que dans 15 ans, mes fils ressemblent à de parfaits petits clones.

 

Bref, tout ça pour dire que les loupiots ont leur propre garde robe chacun, qu’ils ont des vêtements de toutes les couleurs, je n’habille pas un de mes enfants uniquement en bleu, ou en vert. Non ils ont de tout, et j’évite de les habiller de la même couleur le même jour. Voilà, je suis pour la « dégemellisation » par les vêtements !!! C’est le B.A Ba de toute maman de jumeaux qui se respecte.

27.01.2008

Le retourneur de temps

Ah! le retourneur de temps. Je donnerai cher pour en avoir un parfois. Quoi ? Vous ne savez pas ce qu’est un retourneur de temps, alors je vous invite à lire "Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban". Pour faire simple, ce petit objet vous permet de revenir en arrière dans le temps, et faire ainsi les choses que vous n’avez pas eu le temps de d’effectuer dans la journée. Car comme vous l’imaginez, mes journées sont bien remplies. Focus sur une journée type.

7h00 : Debout tout le monde. Petit dej’ avec les deux grands.

7h30 : Ah mon bain ! Je trempe pendant un petit quart d’heure. Pendant ce temps Lily s’habille et se prépare pour l’école.

7h45 : Debout les bidouilles, c’est l’heure de la tétée.

8h00 : Fin de la tétée, Lily et son papa partent pour l’école.

9h00 : Les bidouilles retournent se coucher, ainsi que mon fils (Elijah) de 2 ans.

Entre 9h00 et 11h00 : petite pause tranquille pour faire le ménage, repassage… et puis écrire (ma catharsis obligatoire pour mon bien-être).

11h00 : Elijah se réveille, il est temps de se mettre aux fourneaux. Je prépare à manger pour lui et moi.

11h45 : Nous mangeons.

12h00 : C’est l’heure de préparer les bib’.

12h15 : Je donne les biberons à mes loulous, les deux en même temps pour gagner du temps.

12h30 : Je prépare à manger pour le mon mari qui rentre vers 12h45.

13h45 : Mon mari repart bosser, je recouche mes petits.

15h15 : Attention c’est l’heure du branle bas de combat, je vais préparer tout le monde pour aller chercher ma fille à l’école. Précision, l’école est à un kilomètre de la maison.

15h20 : Je descends le premier bébé, habillage, installation dans la nacelle.

15h25 : Je descends le deuxième loupiot, habillage…

15h30 : Je prépare Elijah, mettre les chaussures, le manteau…

15h35 : Je m’habille, je sors la première nacelle pour la fixer sur ma super poussette.

15h40 : Installation du deuxième bébé dans la poussette. Et nous partons

Il nous faut environ 20/25 minutes pour gagner l’école. Mon cher petit Elijah ne marche pas très vite, et à une tendance à aller ouvrir les barrières des maisons que nous longeons etc... Je m’arrête à la boulangerie avant pour acheter le pain.

16h10 : Nous sommes devant la grille de l’école.

16h20 : Nous repartons de l’école, l’opération « récupération de Lily » est un succès.

16h45 : Retour à la maison. Déshabillage de tous le monde, durée de l’opération 10 minutes.

17h00 : Goûter pour tous les enfants.

17h15 : Les petits loustics ont mangé, je les change, et ils remontent se coucher.

Entre 17h15 et 18h30 : Elijah et Lily jouent ensemble, souvent dans un brouhaha indescriptible, mais en même temps ils sont contents de se retrouver. Mais ça fait quand même plusieurs mois déjà que je n’ai pas suivi en silence « Question pour un Champion ».

18h45 : Mon mari rentre… un peu de calme d’un coup. Ah c’est fortiche un papa pour calmer l’ambiance.

19h00 : Souper

19h15 : On lit une histoire.

19h30 : C’est l’heure du couché pour les grands.

19h46 : Un peu de vaisselle, ça détend après une journée comme ça !

20h45 : C’est l’heure des biberons !

21h15 : Grosse séance de calinous avec nos petits bidouilles. Puis on les change, et on les couche.

21h30 : Oh mon lit, comme je suis contente de le retrouver celui là !

Voilà la journée type. Alors vous me direz, et les bains des enfants ? Nous faisons les bains les mercredis et dimanches.  Car honnêtement, trop compliqué de faire des bains tous les jours. Après on s’organise comme on peut, on remet à plus tard certaines choses, qui semblaient si importantes lorsque l’on avait qu’un enfant, et qui deviennent plutôt futiles quand on en à quatre !

26.01.2008

Sein ou biberon??? Le dur chemin de l'allaitement

Sein ou biberon? Certaines ne se posent pas la question, c’est bib’, car allaiter deux enfants ça rebute. C’est vrai ce n’est pas une partie de plaisir, au début du moins. J’ai pourtant eu la chance d’allaiter deux fois avant mes jumeaux, et cela s’était très bien passé. Pourquoi pas cette fois là ? me disais-je pleine d’enthousiasme. Seulement voilà, nés à 34 SA, mes petits loulous ne peuvent pas encore s’abreuvoir à la pompe comme des grands, ils sont gavés, et moi je dois tirer mon lait. J’ai entretenu durant deux semaines un lien fusionnel avec cette magnifique machine qu’est le tire-lait. Une véritable horreur ! Votre sein est malmené à l’extrême. Mais je pensais à mes petits, à les nourrir avec le meilleur lait de la terre, le mien. Je produisais tellement de lait qu’on m’avait surnommé la vache laitière, il y avait un peu de vrai là dedans. Tout allait bien jusqu'à ce matin où je me suis levée, faiblarde, une douleur violente dans le sein droit… que se passe-t-il ? Une lymphangite ! Qu’est ce qu’une lymphangite ? Me direz-vous!  C’est simple c’est une inflammation des glandes lymphatiques ! Bon ça ne répond pas à votre question. En clair, vous avez 40 de fièvre pendant 48 heures, et votre sein est rouge limite violet, et il est dur comme du béton. Cela arrive souvent lorsque l’on tire son lait. Et bingo, je n’y ai pas échappé. J’aurais pu me résigner. Mais non, malgré mon état je continuai à tirer mon lait. Une semaine après cet épisode, mes loulous ont été suffisamment forts pour téter. Youpi !

Toute fière, je donnais enfin le sein à mes bébés, et ne regrettais pas mes efforts. Mais voilà, des bébés tout juste matures pour téter, tètent mal. C’est comme ça, et un enfant qui tète mal, c’est un enfant qui vous fait des crevasses. Je ne connaissais pas moi les crevasses, je n’en avais jamais eu auparavant. Ben je vais vous dire, ça fait un mal de chien. Surtout que j’en avais aux deux seins, vu que mes deux loulous souffraient de cette immaturitée. Bref, je m’accroche. Ma crème spécial allaitement est devenue ma nouvelle meilleure amie. Un mois s’est écoulé ainsi, mes seins ne guérissaient pas malgré les progrès de mes petiots. Je n’en pouvais plus, chaque tété devenait un moment de souffrance et de stress. J’étais à la limite de jeter l’éponge. Et puis j’ai eu une idée. Comme j’avais produit beaucoup de lait à la maternité, j’avais dans mon congelo au moins 30 bouteilles de lait, c’est à contre cœur que nous avons fait des biberons. Bon c’était avec mon lait, alors j’acceptais,  ça m'a fait mal de leur donner le biberons à deux mois. Mais quand il faut, il faut! Ainsi tous les soirs nous leurs donnions le bib’. J’avais 8 heures d’affilées sans allaiter, et mes seins se sont remis petit à petit. Par la suite mes loulous sont devenus de vrais champions de la tétée. Les crevasses aux oubliettes, et vive la fusion totale avec mes bidouilles!

Aujourd’hui, ils ont 6 mois est je les allaite encore deux fois par jour. Je suis contente de moi. Mais je peux vous dire: allaiter des jumeaux c’est hard! Faut vraiment s’accrocher, et être sure de son choix. Souvent les mamans font de l’allaitement mixte, c’est ce que j’ai fait au final, une fois mes réserves terminées, nous avons conservé le bib’ du soir avec du lait infantile.

Je pense que l’allaitement mixte avec des jumeaux, c’est l’idéal! Comme ça le papa peut participer aussi. Et puis cela peut aider la maman aussi, allaiter deux bébés ça peut faire peur, alors si on réduit de moitié les tétées, c’est comme allaiter un seul enfant. Psychologiquement c'est moins stressant. Surtout, si vous faite ce choix, il faut vraiment être bien soutenue par l’équipe médicale, et ne pas hésiter à se faire aider au retour à la maison via la "leche league" par exemple, ou les interlocutrices de l’association "jumeaux et plus". Quant au soutien de la famille il est primordiale.

24.01.2008

ma grossesse partie 2

Attention ceci est ma grossesse, elle est unique, et une grossese ne fait pas l'autre...

  Après deux jours dans le service des grossesses pathologiques de ma clinique, l’heure est venue pour moi de sortir. Mon gynéco, m’ausculte, et on me fait un monito… dilatation à deux centimètres, et contractions toutes les 9/10 minutes… pas de temps à perdre je pars pour le CHU, il y une unité neonat pour les grands prématurés. J’ai plus que peur, je suis sous le choc de la nouvelle. Deux après le verdict, je suis dans une ambulance, et me voici à Charles Nicolle, au premier étage près des salles de naissances. On s'agite autour de moi. J'entends une phrase que je n'oublierait jamais. Un interne informe un medecin de ma situation par cette phrase incompréhensible pour le non initié: " C'est une gémellaire bi-bi, à 30 SA et demi qui vient pour une MAP sévère." Vous n'avez rien compris, c'est normal. J'ai mis aussi un peu de temps à comprendre. En gros je suis une femme enceinte de jumeaux, avec deux placentas, et deux poches amniotiques, et qui est là pour une menace d'accouchement prématurée. Vous m'avez compris;-)

 On me mets une perfusion avec des produits tocolytiques visant à stopper les contractions, et on me fait une piqûre de corticoïde (pour maturer les poumons des bébés en cas de naissance dans les jours qui viennent).

Je ne suis qu’a 31 SA (soit 6 mois et demi de grossesse). Je ne veux pas qu’ils naissent maintenant car je sais qu’à ce stade ils seront petits, qu’il y a des risques sur le plan de la maturité cérébrale… bref j’ai peur !

48 heures plus tard, on m’enlève la perfusion, la tocolyse est terminée, maintenant il faut attendre de voir si les contractions reprennent. Nous sommes le 29 Juin, je dois impérativement tenir jusqu’au 15 Juillet (je serais à 33 SA), et mes bébés ne seront plus de très grands prématurés. Je n’ai plus que cet objectif en tête. Chaque jour qui passe, c’est une journée de moins en couveuse, et un peu moins de risque de handicap pour mes bébés. Je ne dois pas bouger, mes enfants me manquent… j’ai le cafard. Mais je dois tenir pour mes bébés à venir, ils ont besoins de moi. Je culpabilise durant cette période, j’en veux à mon corps de ne pas avoir su tenir la distance, moi je ne maîtrise malheureusement rien dans ce processus qu’est la vie. Je subis, et je n’aime pas ce que mon corps cet incapable fait subir à mes enfants.

 Le 8 Juillet, je suis à 32 SA, j’ai le droit de quitter l’hôpital à la condition de rester allongée jusqu’à la fin… No problemo, j’ai tellement envie de quitter cet endroit que je suis prête à tout. Je pars chez ma maman, avec les enfants, car je ne peux pas m’en occuper, et mon mari ne peut pas arrêter de travailler pour le moment.

20 Juillet : je suis à presque 35 SA, j’ai gagné mon pari, je sais maintenant que mes enfants sont hors de danger. Et je vais pouvoir accouché dans ma clinique, ils ont une unité néonat pour les bébés nés à partir de 34 SA. Je suis heureuse, et je me laisse à rêver d’atteindre l’ultime date du 1 Août, je serais alors à 36 semaines. Ce jour là j’ai rendez vous avec l’anesthésiste à la clinique. Je ne me sens pas très bien, la mélancolie me gagne, et honnêtement j’en ai quand même marre. Je suis énorme, et le regard des autres futures mamans, me fait prendre conscience que je suis vraiment un monstre avec mon ventre tout droit sorti d’un cartoon, et leurs ventres à elles si petits, et bien ronds. Nous rentrons à la maison avec mon mari, j’ai décidé de passer le week end chez nous j’ai envie de dormir dans mon lit, ça fait 7 semaines, que je n’ai pas dormi dedans. Mais…

Le soir, les contractions sont différentes de celles que j’ai en permanence depuis ma sortie du CHU, celles-ci me font mal, et ayant déjà deux enfants, je sais de quoi je parle. J’en fait  pars à mon mari, et nous partons à  la maternité à 21heures. Pourtant à la maternité, ils décident de stopper encore mes contractions, ils veulent que je tienne encore quelques jours histoire d’atteindre les 35SA. Je suis dépitée. Seulement à 2 heures du matin, j’ai mal, les contractions sont de nouveaux sur le devant de la scène. A 3 heures, je n’en peut plus j’appelle la sage-femme.

A 4 heures 58 : Paul-Adrien naît, neuf minutes plus tard Camille arrivait lui aussi dans ce monde.

Nous sommes le samedi 21 juillet, il est 5h15, mon mari et moi sommes seuls dans une salle de naissance vide, nos bébés sont à l’étage où ont leur prodigue les premiers soins. Tout est fini ou presque...

 

23.01.2008

Récit de ma grossesse -partie 1

Attention ceci est mon vécu, et reste unique, chaque femme est différente, une grossesse ne fait pas l’autre…

Tout a commencé par joli test positif le 23 décembre, un troisième enfant pour septembre, super comme les deux premiers… heureux nous étions.

Le 5 Février, j’ai rendez vous chez le gynécologue, c’est ma première visite. Et je ne sais pas encore que notre vie va basculer à ce moment là. En m’examinant le doc me trouve un utérus très gonflé pour 2 mois de grossesse. C’est vrai que j’ai déjà un joli petit ventre mais bon rien de méchant. Il décide de faire une écho pour dater avec plus de précision le début de la gestation. Et là le choc ! Deux petits haricots gigotent dans mon utérus. Je suis abasourdie. Je rentre chez moi, complètement hilare, je ne peux réprouver ce rire nerveux, je n’en reviens pas. Le lendemain je fais le tour des sites concernant les jumeaux, et la grossesse gémellaire. Et la je pleure, je lis tant de choses, plus ou moins dramatique, que je me mets à imaginer le pire. Vais-je mener à terme cette grossesse, mes bébés seront-ils en bonne santé ?… ça se bouscule dans ma tête, j’ai peur. Après une visite auprès d’une sage-femme, je me sens rassurée, j’ai laissé mes angoisses derrière la porte de ce bureau, je me sens pleine d’énergie, je vais y arriver.

Après un premier trimestre plutôt cool, malgré un ventre déjà proéminent, tout va bien.

 

Le quatrième mois, est moins euphorique, je prends du ventre et du poids d’un coup, j’ai mal docteur… mes ligaments, mes muscles, mes os, ça tire, ça craque… bref, rien de bon, je souffre, et je sens que je ne suis qu’au début de mes déboires. On ne m’avait pas prévenue qu’attendre deux bébés c’était si difficile.

 

Cinquième mois, je me sens mieux, les douleurs s’estompent un peu, je reprends le dessus, même si moralement c’est difficile, surtout quand on vous traite de ballon, d’hippopotame, rien de ne sera épargné, mes amies sont un peu cruelles. Cependant, je fais face. Même si elles ont raison, je ressemble vraiment à un ballon. A ce stade de la grossesse, on dirait que je suis prête à accoucher, mon tour de taille flirt avec le mètre, c’est désespérant… mais le pire est à venir comme dirait l’autre.

Sixième mois, le cortège de douleurs revient, je n’arrive plus à me baisser, je ne peux presque plus marcher, et aller chercher ma fille à l’école relève de l’exploit physique, c’est comme courir le marathon de New York, les buildings en moins. Pourtant elle n’est qu’a 200 mètres cette fichue école, mais me semble à des kilomètres, il me faut ni plus ni moins de 20 minutes pour y accéder, je me dégoûte !  Bref heureusement nous sommes en Juin, et c’est bientôt l’été qui se profile, je n’aurais plus à sortir… Mais le 25 Juin, lors de ma dernière écho, le gynéco me trouve un utérus très contractile, et me propose de passer un monito pour vérifier que tous va bien. J’obtempère, et verdict, des contractions toutes les 5 minutes, on reste là ma petite dame. Je suis hospitalisée pour 48h, c’est pas le mort me dis-je, mais j’ai quand même peur.

 

                                                                        Fin de la première partie.

22.01.2008

Un masque à la fraise pour Camille

Ceci vient de se dérouler à exactement 16h32...

 Je venais de donner le goûter aux petits, et Camille avait boudé son petit suisse à la fraise, il s'est donc rattrapé sur une bonne tétée... pendant ce temps son frère m'avait fait un super caca atomique, quand l'un mange l'autre se vide, c'est ça la magie des jumeaux. Bref je prends donc Paul-Adrien, et laisse mon Camille dans la salle (bien accroché dans son transat) avec son grand frère Elijah, et le pot de petit suisse presque plein sur la table basse... erreur fatal.

 Je suis donc dans la chambre juste à coté, et me dépatouille avec un Paulo complètement cacatifié, il y en avait partout sur le pantalon, les chaussettes, bref la totale... pendant ce temps pas un son ne parvient de la salle... mmh plutot étrange.

Cinq minutes plus tard, j'etais en plein habillage, quand je vois apparaitre mon Elijah, le pot de petit suisse à la main:

'"Maman, il aime pas ça le petit frère!"

Mon sang ne fait qu'un tour j'arrive dans la salle, et je vois mon Camille le visage recouvert de petit suisse. On ne voyait plus que deux petits yeux au milieu d'un océan de dessert lacté. Elijah, pour se rendre utile, avait essayé de lui faire manger mais visiblement il a eu du mal à viser la bouche. J'étais bonne pour un change complet de mon autre petit bonhomme.

Le point positif, mon Camille sent bon la fraise.

Le point négatif, ben il  y en pas, mais la morale de l'histoire: On ne laisse jamais un bébé, un enfant de deux ans, et un pot de petit suisse ouvert sans surveillance.

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