01.11.2008
Un poil dans la main
Serait-ce que les jumeaux se complaisent à prendre leur temps? Seraient-ils si coquins qu'ils profitent pour nous faire tourner en bourrique? Voici mes grandes interrogations. Comme je vous le disais dans un précédent message, Camille et Paul ne marchent toujours pas, et ne parlent pas plus non plus. Seulement voilà, mon petit binome est capable depuis plusieurs semaines de se mettre debout, de se lacher pour applaudir leurs exploits... oui mais voilà pas un mouvement en avant, rien. J'ai beau les appeler, les appater avec des nounours, des jouets bruyants, des gateaux, rien à faire. Ils ne bougent pas d'un iota! Rageant, je vous le dis!
Quand à la parole, leur unique son est composé d'un "Gou" qu'ils lachent pour tout et n'importe quoi. Aussi bien en direction d'un jeu, d'un mur, d'un père, d'une mère, d'une soeur, d'un frère, d'un étranger, tout est "Gou". Remarquez c'est simple comme dialecte. Uniquement composé que d'un son, bon evidement pour faire des phrases, c'est moins facile. Genre " Gou, gou... gou. Gou!" Traduction pour les non initiés: "Dites moi mère, ma couche est souillée, il serait temps de la changer!". Enfin je crois, mon "Gou" n'est pas complètement au point.
En parlant de couche, mes petits loustics doivent avoir un réel problème avec ça. Car ils prennent décidément un malin plaisir à "déouinker" ( défaire, pour les nons normands) cette dernière, et à finir cul nu dans le lit. Comme je l'ai dit précedement tant qu'il n'y a pas matière, ça va... mais sinon catastrophe niveau 7...
Bref, mes garçons rivalisent d'ingéniosité pour me faire tourner chèvre. Qu'ils en profitent, dans quelques années, la donne sera différente, et c'est moi qui mènerai le jeu^^.
10:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coquins, nounours, couche, déouinker
21.10.2008
Jamais sans mon frère
Le temps passe, et voilà que mes babelutes grandissent (normal me direz vous!). Ayant passé le cap des un an, mes petits loupiots commencent à interagir avec le monde qui les entoure. Seulement voilà, je suis surprise de voir comme ils se suffisent à eux même, comme ils demeurent indifférent face à leur frère ou soeur. Bien sur ils sourient aux pitreries de ces derniers, mais bien vite retourne dans leur bulle à eux. J'ai souvent cette sensation de ne pas faire partie de cette sphère. Maintenant qu'ils communiquent entre eux (dans un langage inconnu, je le rappelle), c'est comme si nous, nous étions hors jeu. J'avoue cette perspective me fait peur parfois. J'ai l'impression de n'être que secondaire, et je sens bien que mon rôle est différent de celui que j'occupais auprès de mes premiers enfants singletons. Ils ne m'appellent pas encore maman, d'ailleurs ils n'appellent personnes, par contre ils se tendent la main quand ils se voient.
Oui je me sens exclue de cette relation, et c'est bien normal je pense. Seulement je me projette dans l'avenir, et qu'aurais je comme place? C'est bien égoïste de dire cela, mais autant je me sens indispensable pour mes ainés, autant j'ai peur d'être dispensable dans ce cas de figure bien particulier. Si je me promène et que je croise un "couple" de gémellaire adolescent, je vois leur connivence. Je ne les regarde plus de la même manière, parce qu'en eux, je vois l'avenir de mes garçons. Dans une quinzaine d'années, ce sont eux qui se promèneront côte à côte. Et moi trouverai-je ma place dans ce "couple"? Car pour le moment je me sens hors course. Peut être les choses évolueront-elles par la suite. Peut être que dans un an, la donne sera différente. Mais pour l'heure, je suis sur mon banc de touche à attendre qu'on me fasse entrer sur le terrain.
Etre maman de gémellaire, c'est aussi apprendre à ne pas toujours maîtriser tout, plus qu'avec les singletons, les jumeaux vous ouvrent les yeux sur cet état de fait, vos enfants ne sont pas le prolongement de vous même, mais des entités indépendantes, qui peuvent survivre sans vous. Mais là la claque vous ne vous la prenez pas lors de l'adolescence, mais dès la petite enfance. Vous êtes parents, oui, vous êtes indispensables, mais parfaitement compensables par une autre entité. C'est ça être parent, donner la vie, protéger, nourir, soigner, et laisser vivre, laisser partir.
10:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hors jeu, singletons, relation, terrain, indépendantes
16.10.2008
Le retour du come back!
Bonjour à tous et toutes,
Après des mois à me consacrer à l'écriture, et autres activités annexes me voici de retour. Mes "jujus" dit les babelutes ont bien grandi, ils ont maintenant 15 mois. Et voici l'un de leur loisirs favori, degraffer leurs pyjamas, puis leurs bodys pour atteindre la sainte couche, et l'ouvrir à son tour pour jouer avec son contenu. Alors évidement les jours où ces petits anges n'ont que du pipi dans la couche, ça va encore, mais lorsqu'on attaque le solide ça devient tout de suite plus folklorique. C'est barbouillage de matière fécale dans tout le lit, sur les mains, la figure, bref tout y passe. Un vrai festival de matière fécale. Bon et comme un bonheur n'arrive jamais seul, généralement c'est à ce moment précis que votre fils ainé mouille son pantalon sous vos yeux, et à cinq mètres des toilettes. Que du bonheur! Qui a dit que la vie de mère était une cinécure, que je lui pète la G......!
Hormis ces découvertes passionnantes, mes babelutes progressent à leur rythme, à savoir lentement. Ils ne parlent pas, mais semblent très à l'aise avec le Klingon, à moins que ce ne soit un dialecte vernaculaire serbo-croate, bref eux ont l'air de se comprendre, mais nous, nous sommes un peu largué. Ils ne marchent pas non plus, quel intérêt quand on se déplace si vite à quatre pattes. Et puis comme ça quand l'un va à gauche, l'autre va à droite. Sortez vos bottes de 4 lieues, parce qu'il faut être partout en même temps. Des jumeaux c'est du sport.
Et puis il y a les balades qui aujourd'hui n'ont rien à envier aux jeu de forces Ecossais, mieux que le jet de tronc d'arbre, manier la poussette infernale! C'est simple, j'ai enterré mes épaules la semaine dernière. Je sens que le "bourreau" (le kiné, voir le bourreau, et le bourreau le retour) va faire lui aussi son grand come back, quand mon dos ne sera plus que amas de noeuds de tendons, et de muscles atrophiés...
Heureusement, il reste un truc génial, c'est que mes babelutes, ils sont supers mignons, ils font des sourires tout le temps, et pour les calinous ils ne sont pas les derniers, donc je leur pardonne leurs jeux de mains, et leurs exploits tardifs dans la marche et les acquisitions...
18:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : babelutes, matière fécale, dialecte, ecossais



