25.03.2008

St Antoine

Aujourd’hui, je n’ai pas envie de me perdre dans les méandres des petits tracas de la gémellité. Non aujourd’hui, j’ai envie d’effacer de ma mémoire ces dernières 48 heures. Pourquoi ? Parce qu’une personne très cher fut la victime vendredi dernier d’un accident de la route. Je n’arrive pas encore à y croire. Je n’arrive pas à me faire cette idée que la mort à tenter de te happer dans ta jeunesse. Je n’arrive pas à croire que tu as failli ne plus faire parti de notre vie.

Si je pense à toi, je t’imagine auprès de ta femme, riant et plaisantant, je t’imagine sortant une bonne petite blague. Je revois sans cesse tous ces moments où tu étais là, le jour de notre mariage, à la naissance de Lily. Tu étais là. Tu as partagé avec nous tous ces moments qui ont fait notre nouvelle vie, celle des adultes. Dire que moi je n’étais pas là pour ton mariage l’année dernière, je sais que tu ne m’en voulais pas, puisque j’étais à la clinique ce jour là, auprès de mes bébés qui n’avaient qu’une semaine. Mais je veux me rattraper, et je serai là lorsque toi aussi tu auras la chance d’avoir un enfant. Je ne peux pas imaginer une seconde que ces souvenirs sont les seuls que nous aurons, je veux d’autres souvenirs avec vous.

Mais pour le moment, même si c’est à toi que je m’adresse, c’est à celle qui est à tes cotés que je pense. Elle qui le 28 juillet dernier est devenue ta femme. Celle qui aujourd’hui est là près de toi. Toi qui dans ce coma artificiel où tu es plongé ne ressens rien de sa présence. J’aimerais croire pourtant, que tu arrives à percevoir sa voix, que tu sens son parfum autour de toi, que tu sens sa détresse, et son tourment. Je ne sais que dire, hormis courage. Quel mot stupide, j’aimerais trouver un autre mot pour pouvoir t’épauler, mais rien ne vient. Du courage, j’aimerais en avoir, moi qui n’en possède pas plus que cela pour te répondre au téléphone. T’entendre parler de lui me plongerai dans cette réalité cruelle, moi qui vie dans le déni. Je ne peux imaginer ce corps inerte et mutilé sur ce lit d’hôpital. Je ne peux créer cette image.

Je ne connais pas ces blessures physiques, je ne connais pas ces blessures morales.

Je laisse mes pensées vous accompagner dans cette épreuve, les semaines, les mois à venir seront eux aussi douloureux, mais emplis d’espoir d’un futur heureux. Vous méritez cet avenir heureux, vous méritez de vivre !

22.03.2008

Week end Pascal...

Bonjour à tous,

Bonne nouvelle, ma fille ne s'est pas envolée hier durant la procession de Carnaval. Ils ont eu de la chance, pas une goutte de pluie pendant la balade. Ouf!

A part cela, je vous souhaite un bon week end de Pâques. Je reviens Mardi pour la suite des chroniques gémellaires! En attendant ne vous gavez pas trop de chocolat sinon vous allez être malade (beurk!).

Leila

21.03.2008

Monsieur Carnaval

Bonjour,

Aujourd'hui c'est le carnaval à l'école de ma fille. Il est prévu une balade dans les rues de la ville. Un mot me vient à l'esprit: Catastrophe! Non pas parce qu'une procession d'enfants dans une ville soit de la folie, non je vous parle du temps. Car aujourd'hui le ciel normand a décidé d'exploiter toutes les nuances de gris. Il semblerait que les éléments aient choisi aujourd'hui pour se déchaîner. Il pleut, il vente, limite il pourrait neiger! Une journée à ne pas mettre un humain dehors, et encore moins un humain déguisé de quatre ans!

A part ce bulletin météorologique catastrophique en cette journée qui aurait du être festive, nous fêtons ce jour les huit mois de Paul et de Camille. J'ai une petite pointe de nostalgie (ben oui déjà), mes bébés grandissent, dans quatre mois ils auront un an, et franchement ça me fait drôle. J'ai du mal à me dire qu'il y a un an j'étais enceinte de mes petites merveilles. Quand j'y repense elle fut rapide cette grossesse, le fait d'avoir accouché à 7 mois et demi, je ressens comme un manque, on m'a volé un bon mois de gestation, et j'en garde un peu de regret.

Voilà pour les nouvelles du jour, j'espère récupérer ma fille ce soir, j'espère qu'elle ne se sera pas envolée sous l'effet d'une bourrasque. Si vous voyez un petit ourson blanc voletant dans le ciel, ne cherchez pas c'est ma fille!